La Communication Non Violente

Extra classe

Avant d’exercer la profession de régulatrice scolaire au sein de l’Éducation nationale, Nadège Letessier a longtemps enseigné en Segpa. À ses débuts, ce public dit « difficile » ou « différent » lui a donné du fil à retordre. C’est ce qui l’a amenée à se remettre profondément en question. Elle a pourtant gardé une certitude : celle que tous ces enfants sont intelligents et que leurs blocages sont beaucoup plus souvent d’ordre émotionnel que cognitif. C’est dans ce contexte qu’elle découvre la communication non violente, un outil qu’elle a mis au service de sa pédagogie. Découvrons ensemble le récit sans détour de Nadège, pour qui les échecs sont aussi constructifs que les réussites.

L’idée, c’est vraiment d’avoir un personnel-ressource pour accompagner des équipes, pour accompagner des enfants qui ont des besoins éducatifs particuliers et notamment par rapport à des comportements dits « difficiles ». J’ai été professeure de Segpa [section d’enseignement général et professionnel adapté] pendant 8 ans, avant d’être régulatrice scolaire. Ma première année, ça a été « rock’n’roll ». Les gommes volaient dans la classe, c’étaient des insultes permanentes entre eux, ils n’arrivaient pas du tout à travailler et moi je suis arrivée dans ce contexte. Et je me suis dit : « Houlala ! Ça ne va pas marcher, d’être autoritaire ça ne marche pas. » Comme je le dis parfois, je suis devenue, en ces débuts en Segpa, une enseignante séductrice, puisque c’était le moyen pour moi de garder le calme dans la classe. Mais finalement je n’étais pas très exigeante au niveau des apprentissages. Donc je me suis dit : « Non ! Ça, ce n’est pas OK. » Il a fallu que j’apprenne à cette époque-là à ne pas prendre les choses personnellement. Et dans ma vie, on va dire « à côté », j’ai découvert la CNV [communication non violente], dans des contextes autres. J’ai beaucoup appris sur moi-même par rapport aux postures, aux intentions, toutes ces petites choses. Et je me suis dit : « OK. Là, il va falloir tout revoir. »  

La CNV [communication non violente] selon le processus de Marshall B. Rosenberg

J’avais peur. J’avais peur que le groupe m’échappe. J’avais peur de ne pas être à la hauteur. Avec le recul, je pense que j’étais vraiment animée par cette peur. Et par moments, même si j’ai toujours eu de la bienveillance je pense, je me laissais déborder et je pouvais être autoritaire. Je pouvais aussi ne pas être à l’écoute des enfants et de leurs émotions, parce que je ne savais pas comment faire.  

Donc là, on est en 6e et j’ai un groupe on va dire très « tonique », avec des enfants qui gèrent difficilement leurs émotions, où il y a deux élèves, notamment Ryan et Paulina qui sont, comment dire, en implosions-explosions régulières entre eux et seuls. Ces deux enfants, un jour, m’ont scotchée. Parce que j’étais en train de travailler avec d’autres enfants, en plan de travail, tranquillement. Et puis d’un seul coup, je vois Ryan et Paulina se lever avec deux autres enfants. Et là, je vois une médiation qui se met en place avec nos affichettes sur la communication non violente. Et je les vois, qui commencent à dire à leurs camarades : « Bon ! Alors maintenant, vous êtes d’accord pour qu’on commence une médiation ? Vous voulez que ça s’arrange ? Oui ? Non ? » Et là, je vois Ryan tout calme, pas du tout en train de vouloir prendre le pouvoir, entre guillemets, sur Paulina. Non, il était là, il disait OK et il respectait les différentes étapes. Il a pu, en temps 1, écouter la petite qui lui reprochait de l’embêter régulièrement et en temps 2, s’exprimer. Et c’était magique, parce qu’ils ont fini en se disant : « Bon ben, c’est OK, je vais faire un effort même si pour l’instant je n’ai pas trop envie de te parler quand même », parce que bon c’était un peu difficile. Mais ils se sont emparés de l’outil, ça a été fluide. Le conflit s’est réglé en cinq minutes et ils sont revenus sur leur plan de travail. C’était magique ! Enfin pour moi, c’était un magnifique cadeau !  

Les élèves de Segpa avec lesquels j’ai travaillé sont le miroir de ma propre histoire. Puisque j’étais une enfant très timide qui ne comprenait pas ce qu’on attendait de moi et qui avait des croyances sur moi, sur le fait que je n’étais pas très intelligente, que je ne savais pas faire. Et mes blocages m’ont amenée à avoir dans les problèmes des 0 sur 10. Et quand j’ai compris ça plus tard, que finalement, les émotions pouvaient nous empêcher de penser, en tout cas, avoir des blocages qui nous empêchent de penser, je me suis dit : « Ah ! OK. » C’est vrai que je les comprenais vraiment. J’étais de tout cœur avec eux. Je crois que ce qui m’anime, c’est de permettre aux enfants d’exprimer profondément qui ils sont. Qui ils sont et le trésor qu’ils ont en eux. Je crois que mes plus beaux cadeaux, enfin les plus belles réussites c’est de voir les yeux des enfants briller quand ils comprennent quelque chose et de se dire : « Ah mais je sais » ou « je ne suis pas ça ! »  

L’idée, c’est vraiment de porter un regard différent sur nos élèves, de porter un regard différent sur soi. On est finalement dans un monde où on juge beaucoup, tout, tout le temps, de manière positive, de manière négative. Et l’idée, c’est que derrière une émotion, il y a un besoin, que ce soit chez l’enfant ou chez nous, adultes. Et plus on va apprendre à regarder autrement ce qui se joue, plus on va être mieux avec nous-mêmes et mieux on va enseigner. Et c’est un message extrêmement fort, pour moi-même et pour les gens que j’accompagne aujourd’hui, de poser ce regard sur quel est mon besoin premier ? Et quel est le besoin qu’a l’autre en face de moi ? Et quand je m’exprime, quand je vais communiquer, c’est d’être claire avec mon intention : « Est-ce que je fais une remarque ? Est-ce que je pose une question ? » Parce que ça évite des malentendus. Pour moi, la CNV amène à une liberté intérieure. Puisqu’on ne va plus prendre les choses personnellement, on va avoir le besoin en l’autre. On va petit à petit s’exprimer de mieux en mieux, être mieux entendu. Donc oui, c’est vraiment une philosophie. 

Article issu de : Extraclasse.reseau-canope.fr 

Pour aller plus loin, venez explorer le site d’une spécialiste qui vous offre 3 jeux sur la CNV :

Ni slam, ni rap, ni rock, ni pop, ni électro, mais alors… QUEL EST LE STYLE MUSICAL DE L’ÉVEILLEUR ?

Écoutez et partagez votre avis dans les commentaires et vous pourrez être amicalement cité dans le Portfolio de l’artiste !

Rappel des objectifs de l’éducation nationale en matière d’éducation à l’environnement et au développement durable


Objectif premier : Faire des élèves les acteurs du développement durable
La compréhension des relations entre les questions environnementales, économiques, sociales et culturelles doit aider les élèves à mieux percevoir :
– l’interdépendance des sociétés humaines et du système Terre 
– la nécessité de faire des choix informés et responsables et d’adopter des comportements qui tiennent compte de ces équilibres
– l’importance d’une solidarité à l’échelle mondiale
Des mesures ont été décidées à l’issue d’un dialogue entre le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et les lycéens. Plusieurs d’entre elles sont mises en œuvre dès la rentrée 2019.

Chaque école ou établissement aura un projet pérenne en faveur de la biodiversité (nichoirs, potagers, plantation d’arbres, etc.).
En septembre 2019, les collégiens et les lycéens ont élu un éco-délégué par classe. Sa mission :
1. sensibiliser ses camarades aux gestes quotidiens qui permettent de lutter contre le réchauffement climatique (éteindre les lumières, tri des déchets de la classe) ;
2. identifier les projets contribuant à améliorer la biodiversité, diminuer l’impact énergétique de l’établissement, promouvoir des gestes éco-responsables de l’ensemble de la communauté éducative, lutter contre le gaspillage et promouvoir une action sur le territoire environnant l’établissement.

https://www.education.gouv.fr/cid144421/une-ecole-engagee-pour-developpement-durable-transition-ecologique.html

La Terre est entre nos mains !!!


Tous ces projets doivent permettre aux écoles et aux établissements d’être à la fois les acteurs et les lieux effectifs de la transition écologique. C’est pourquoi ils sont invités à acquérir le label école/établissement en démarche globale de développement durable (E3D), détenu d’ores et déjà par 4 500 d’entre eux.
Les enjeux de développement durable sont intégrés dans tous les diplômes des voies technologique et professionnelle. La série STI2D du lycée professionnel est déjà la pointe avancée de cette nouvelle ambition.
Au moins une des trois séances annuelles des CAVL et du CNVL est consacrée au développement durable. Les élus lycéens sont pleinement engagés dans la mise en œuvre de cette politique et participent à l’évaluation des projets élaborés par les éco-délégués dans les établissements. Désormais, les élus lycéens sont membres de droit des comités de pilotage académiques de l’éducation au développement durable.
Les académies jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre de l’éducation au développement durable en prenant appui sur les personnels d’enseignement, d’inspection et les personnels de direction, d‘encadrement et d’éducation.
À la rentrée 2019, un prix école-verte 2030 est lancé pour soutenir les meilleurs projets menés dans les écoles, collèges et lycées.
Durant l’année 2019-2020, une attention particulière sera portée à la mobilisation pour l’accueil du congrès mondial de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) et de la préparation de la Cop 15 sur la biodiversité qui aura lieu en octobre 2020.

Appel à projets L’École verte : les jeunes s’engagent pour la planète
Cet appel à projets a pour but de soutenir des projets innovants qui favorisent la transition écologique et le développement durable. Il s’adresse à l’ensemble des écoles, des collèges et des lycées généraux, technologiques et professionnels. Il vise à promouvoir l’implication de l’ensemble de la communauté éducative et des acteurs locaux par des approches variées et transversales, où se croisent les enseignements, la vie des écoles et établissements et le bâti scolaire.

Les projets retenus au niveau national auraient dû être présentés à l’occasion du congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui aurait dû avoir lieu à Marseille du 11 au 19 juin 2020. Report ?

« L’École verte – les jeunes s’engagent pour la planète » s’inscrit dans une ambition plus large du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse en faveur du développement durable et de la mobilisation de la France dans la lutte contre le changement climatique.

Pour accomplir cette action de sensibilisation, tous les acteurs sont bienvenus dans les établissements : artistes, romanciers, poètes, musiciens, militants, entrepreneurs engagés dans une démarche verte, parents tournés vers le zéro déchets, éleveurs, cultivateurs et producteurs bio, etc… !

Voir aussi : https://eduscol.education.fr/cid142397/semaine-developpement-durable.html
et https://www.education.gouv.fr/cid144421/une-ecole-engagee-pour-developpement-durable-transition-ecologique.html#Appel_a_projets_L_Ecole_verte_les_jeunes_s_engagent_pour_la_planete

Alors, et maintenant ? Où sont-ils tous ces beaux projets ? Quelles sont les réalisations possibles dans le contexte actuel (COVID 19, peur de la pandémie, qui est responsable ?) pour créer un monde de demain plus juste, plus respectueux, en communion avec la nature ?

Découvrez le premier tome des aventures de Madame Machain !

Je te tiens, tu me tiens…

« Pardi, ce n’est pas parce qu’on a 70 ans qu’il n’arrive plus rien dans la vie ! »

Madame Machain est comblée : pour fêter son anniversaire, tous ses enfants sont réunis autour du barbecue. Mais lorsque sa petite fille rebelle s’installe chez elle, c’est tout son univers qui s’en trouve chamboulé. D’autant que le quartier n’est pas sûr : un voleur sème la terreur.
Arriveront-elles à s’adopter mutuellement et résoudre les mystères qui planent au dessus de ce quartier du Havre pas comme les autres ?

Un conflit de génération qui donne droit à des scènes irrésistibles. Un style qui manie et marie l’humour et la tendresse avec élégance.

Émotion garantie ! https://www.thebookedition.com/fr/les-aventures-de-madame-machain-t1-p-363862.html#summary

Laissez-vous embarquer dans les aventures de Madame Machain !

« Pardi, ce n’est pas parce qu’on a 70 ans qu’il n’arrive plus rien dans la vie ! »

Madame Machain

Je te tiens, tu me tiens…

« Pardi, ce n’est pas parce qu’on a 70 ans qu’il n’arrive plus rien dans la vie !
Lorsque ma petite fille adolescente s’est installée chez moi, j’ai bien cru ne jamais m’en remettre. Finie la routine, adieu la tranquillité ! »
Prenons une vieille dame vivant seule dans un appartement trop grand pour elle mais rempli à craquer d’objets inutiles. Est-ce afin de combler un vide ? Elle a perdu son mari et ses enfants sont désormais grands et indépendants. Elle vit seule, ou presque, avec Fripon le chat qui partage sa couette pour quelques croquettes. La vieille dame a ses habitudes, et elles sont bien ancrées ! Elle a ses rituels aussi, même si elle n’est pas croyante et qu’elle accorde au destin un pouvoir tout-puissant. Elle conserve toutefois une fenêtre ouverte sur sa cité et un écran de télévision connecté au monde, ses infos et sa météo. Les mots fléchés et les achats par correspondance complètent généreusement son emploi du temps. Pourtant, la petite dame garde bien enfouis au fond d’elle, les rêves secrets de son enfance. Une enfance qui va lui sauter à la gorge un beau jour d’été sur la Normandie ensoleillée.
Tout bascule lorsque sa petite fille adolescente, Solana, débarque chez elle. La petite dame accepte tant bien que mal de l’accueillir pendant que ses parents adoptifs partent en mission pour leur travail d’ethnologue. Au départ, le cocktail est explosif. Autant l’adolescente se révèle curieuse, espiègle et rebelle, que la vieille dame, chahutée dans son petit confort, devient grincheuse et capricieuse.

L’une et l’autre finiront-elles par s’adopter mutuellement ?

Pour ses 70 ans, Madame Machain ne se prend plus au sérieux !

Pour découvrir le premier tome des aventures de Madame Machain, cliquez ici !

Par José GARCIA TORRECILLAS

Auteur de romans de fiction, fantastique et de réflexion philosophique
Auteur de scénaris de comédie musicale et de nombreux textes de chansons
Compositeur de musiques instrumentales (symphonie, new age, pour l’image,…) et faiseur de chansons

Laissez-moi vous raconter ma petite histoire : Avant d’être professeur d’éducation musicale, j’ai d’abord sillonné les routes de France et d’Europe pour la musique. Eh oui, je sais ! C’est pas du roman, ça ! Mais l’écriture a toujours été mon domaine de prédilection. Le tremplin à toutes mes idées. C’est en écrivant des chansons que j’ai commencé à développer ma plume. C’est pourquoi bien évidemment que vous trouverez souvent des références musicales dans mes écrits. Les textes de chansons, en délivrant leurs messages, ont toujours été comme des petits compagnons sur ma route. Vous imaginez des petits lutins qui dansent constamment dans votre tête…
Euh… bref !
J’aimais les dissertations au collège, j’avais déjà l’impression de recréer ma vie. Lors du passage difficile à l’âge adulte, c’est dans mon journal que je me libérais de mes soucis et que je progressais sur mon chemin. Ce chemin me conduisit, dans mon premier travail d’animateur culturel, de l’estuaire de la Seine aux confins de l’Afrique en passant par l’Andalousie, pays d’origine de mon père. Les voyages m’inspirent énormément, et c’est toujours vers l’univers fantastique de la montagne que mes pas me ramènent inexorablement, comme le démontre mon premier roman autoédité : SUR LES CHEMINS, de l’autre côté de la vie.

La rencontre avec la littérature m’a donné envie de me consacrer à part entière à cet art. J’y retrouve la fantaisie, la joie et la liberté que l’on éprouve en sillonnant des sentiers inexplorés. J’écris beaucoup de nouvelles et de nombreux textes sont actuellement en ébauche, tel un recueil de nouvelles sur l’histoire d’une note de musique à travers les époques. De nouveaux romans ne tarderont pas non plus à sortir de leur écrin, à l’image de la série romanesque des AVENTURES DE MADAME MACHAIN.